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Original : Physical interventions to interrupt or reduce the spread of respiratory viruses.
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Résumé (abstract PubMed)
Les épidémies ou pandémies virales d'infections respiratoires aiguës (IRA) constituent une menace mondiale. En sont des exemples la grippe (H1N1) causée par le virus H1N1pdm09 en 2009, le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2003, et la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) causée par le SARS-CoV-2 en 2019. Les antiviraux et les vaccins peuvent s'avérer insuffisants pour prévenir leur propagation. Il s'agit d'une mise à jour d'une revue Cochrane publiée pour la dernière fois en 2020. Nous incluons les résultats d'études issues de la pandémie de COVID-19 en cours.
Évaluer l'efficacité des interventions physiques visant à interrompre ou à réduire la propagation des virus respiratoires aigus.
Nous avons effectué des recherches dans CENTRAL, PubMed, Embase, CINAHL, et deux registres d'essais en octobre 2022, avec une analyse des citations en amont et en aval portant sur les nouvelles études.
Nous avons inclus des essais contrôlés randomisés (ECR) et des ECR en grappes portant sur des interventions physiques (dépistage aux points d'entrée, isolement, quarantaine, distanciation physique, protection individuelle, hygiène des mains, masques faciaux, lunettes et gargarismes) visant à prévenir la transmission des virus respiratoires. COLLECTE ET ANALYSE DES DONNÉES : Nous avons appliqué les procédures méthodologiques standard de Cochrane.
Nous avons inclus 11 nouveaux ECR et ECR en grappes (610 872 participants) dans cette mise à jour, portant le nombre total d'ECR à 78. Six des nouveaux essais ont été conduits pendant la pandémie de COVID-19 ; deux au Mexique, et un respectivement au Danemark, au Bangladesh, en Angleterre et en Norvège. Nous avons identifié quatre études en cours, dont une est achevée mais non publiée, évaluant les masques dans le contexte de la pandémie de COVID-19. De nombreuses études ont été conduites en dehors des périodes épidémiques de grippe. Plusieurs ont été menées pendant la pandémie de grippe H1N1 de 2009, et d'autres lors de saisons grippales épidémiques jusqu'en 2016. Par conséquent, de nombreuses études ont été conduites dans un contexte de circulation et de transmission virales respiratoires plus faibles que lors de la COVID-19. Les études incluses ont été menées dans des contextes hétérogènes, allant d'écoles de banlieue à des services hospitaliers dans des pays à revenus élevés, en passant par des environnements urbains surpeuplés dans des pays à faibles revenus, et un quartier d'immigrants dans un pays à revenus élevés. L'adhésion aux interventions était faible dans de nombreuses études. Le risque de biais pour les ECR et les ECR en grappes était majoritairement élevé ou peu clair. Masques médicaux/chirurgicaux comparés à l'absence de masques Nous avons inclus 12 essais (10 ECR en grappes) comparant les masques médicaux/chirurgicaux à l'absence de masques pour prévenir la propagation des maladies respiratoires virales (deux essais avec des professionnels de santé et 10 en milieu communautaire). Le port du masque en communauté ne fait probablement que peu ou pas de différence sur le résultat des syndromes grippaux (SG)/maladies de type COVID-19 par rapport au non-port du masque (risque relatif (RR) 0,95, intervalle de confiance (IC) à 95 % 0,84 à 1,09 ; 9 essais, 276 917 participants ; niveau de preuve modéré). Le port du masque en communauté ne fait probablement que peu ou pas de différence sur le résultat de la grippe/du SARS-CoV-2 confirmés en laboratoire par rapport au non-port du masque (RR 1,01, IC à 95 % 0,72 à 1,42 ; 6 essais, 13 919 participants ; niveau de preuve modéré). Les effets indésirables ont été rarement mesurés et mal rapportés (niveau de preuve très faible). Respirateurs N95/P2 comparés aux masques médicaux/chirurgicaux Nous avons regroupé les essais comparant les respirateurs N95/P2 aux masques médicaux/chirurgicaux (quatre en milieu de soins et un en milieu familial). Nous sommes très incertains quant aux effets des respirateurs N95/P2 comparés aux masques médicaux/chirurgicaux sur le résultat des maladies respiratoires cliniques (RR 0,70, IC à 95 % 0,45 à 1,10 ; 3 essais, 7 779 participants ; niveau de preuve très faible). Les respirateurs N95/P2 comparés aux masques médicaux/chirurgicaux pourraient être efficaces pour les syndromes grippaux (RR 0,82, IC à 95 % 0,66 à 1,03 ; 5 essais, 8 407 participants ; niveau de preuve faible). Les preuves sont limitées par l'imprécision et l'hétérogénéité pour ces critères de jugement subjectifs. L'utilisation de respirateurs N95/P2 comparée aux masques médicaux/chirurgicaux ne fait probablement que peu ou pas de différence pour le critère de jugement objectif et plus précis que constitue l'infection grippale confirmée en laboratoire (RR 1,10, IC à 95 % 0,90 à 1,34 ; 5 essais, 8 407 participants ; niveau de preuve modéré). La restriction du regroupement aux seuls professionnels de santé n'a pas modifié les résultats globaux. Les effets indésirables ont été mal mesurés et mal rapportés, mais l'inconfort lié au port de masques médicaux/chirurgicaux ou de respirateurs N95/P2 a été mentionné dans plusieurs études (niveau de preuve très faible). Un ECR en cours précédemment signalé a désormais été publié et a observé que les masques médicaux/chirurgicaux n'étaient pas inférieurs aux respirateurs N95 dans une large étude portant sur 1 009 professionnels de santé dans quatre pays assurant des soins directs à des patients atteints de COVID-19. Hygiène des mains comparée au groupe témoin Dix-neuf essais ont comparé des interventions d'hygiène des mains à des groupes témoins, avec des données suffisantes pour être inclus dans des méta-analyses. Les contextes comprenaient des écoles, des crèches et des domiciles. En comparant les interventions d'hygiène des mains aux groupes témoins (c'est-à-dire sans intervention), on observait une réduction relative de 14 % du nombre de personnes présentant des IRA dans le groupe hygiène des mains (RR 0,86, IC à 95 % 0,81 à 0,90 ; 9 essais, 52 105 participants ; niveau de preuve modéré), suggérant un bénéfice probable. En termes absolus, ce bénéfice se traduirait par une réduction de 380 événements pour 1 000 personnes à 327 pour 1 000 personnes (IC à 95 % 308 à 342). Lorsque l'on considère les critères de jugement définis de manière plus stricte que sont les syndromes grippaux et la grippe confirmée en laboratoire, les estimations d'effet pour les
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Efficacité des vaccins contre la Covid-19 face au variant B.1.617.2 (Delta).
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